Épidémiologie et Pathogenèse

La prévalence de l’hidradénite suppurée (HS) dépend de plusieurs facteurs, et elle est donc difficile à déterminer précisément. Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes [Jemec 1996 ; Jemec 2012 ; Jemec 2015 ; Revuz 2008].

Vous trouverez un aperçu de l’anatomie et de la physiologie de la peau, ainsi que les composantes essentielles des réponses du système immunitaire inné et acquis, liées à la peau.

L’occlusion folliculaire est un élément fondamental du développement de l’HS, impliquant une inflammation. Une dysfonction des réponses immunitaires au niveau de la peau constitue un facteur majeur de l’HS [Revuz 2009 ; von Laffert 2010].

Épidémiologie de l’HS

Prévalence

Étant donné que la prévalence de l’HS dépend de plusieurs facteursdont le mode et le lieu de collecte des données sur la base des types d’études disponibles (c.-à-d. auto-rapportées, basées sur des registres, prospectives) ce qui font qu’ elle est difficile à déterminer précisément [Jemec 2015]. De ce fait, dans la population générale, la prévalence exacte de l’HS constitue actuellement une estimation [Jemec 2015].

Dans les études rapportant des données de prévalence de l’HS de 1988 à 2014, la prévalence de l’HS a largement varié, en l’occurrence de 0,03 % à 8 % (Tableau 1) [Jemec 2015].

Tableau 1. Résumé des études de prévalence de l’HS (adapté d’après Jemec 2015).

Type d’étude study Pays de l’étude Année Nombre évalué Prévalence (%)
Prospective1 USA 1988 1 157 0,09
Prospective2 Danemark 1992 507 4,10
Registre3 RU 1989 12 571 8
Registre3 RU 1989 1 025 0,25
Registre4 Mali 1993 10 575 0,03
Registre5 Israël 1998 4 200 000 0,70
Registre6 Espagne 2005 1 107 0,90
Registre6 Espagne 2005 1 071 0,20
Registre7 USA 2007 429 329 0,11
Registre7 USA 2011 563 931 0,20
Registre8 USA 2013 7 927 0,05
Registre9 USA 2014 144 000 0,13
A-R10 Danemark 1989 100 4
A-R11 Danemark 1992 599 1
A-R12 France 2008 6 887 0,97
A-R13 Danemark 2014 16 404 2,10

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Les différences au niveau de la prévalence rapportée entre les études américaines et européennes peuvent être expliquées par des méthodologies d’étude différentes. Elles peuvent également résulter de véritables différences au niveau de la prévalence/de l’incidence de l’HS ou de différences au niveau des critères diagnostiques, étant donné qu’aux USA, seuls les cas les plus sévères ont été rapportés [Zouboulis 2015a].

En outre, l’absence de critères diagnostiques largement acceptés, en particulier pour une maladie précoce/légère et d’évaluation standardisée des régions du corps touchées, incluant les régions génitales/périanales, peuvent expliquer les différences de prévalence rapportées de l’HS [Zouboulis 2015b].

Les femmes sont plus fréquemment touchées que les hommes (rapport hommes/femmes 1:2,7-1:3,3) [Jemec 1996 ; Revuz 2008 ; Revuz 2009], excepté pour l’HS périanale, qui a une prédominance masculine [Schrader 2014 ; Yu 1990].

L’HS apparaît rarement avant la puberté ou après la ménopause. Cependant, il n’est pas impossible que des lésions existantes persistent après la ménopause [Zouboulis 2015b], et on a également rapporté une apparition prépubère précoce de la maladie chez 7,7 % des patients [Deckers 2015].

En moyenne, l’HS apparaît à l’âge de 23 ans [Margesson 2014]. L’activité de la maladie diminue chez les femmes de plus de 50 ans (Figure 1), et on observe habituellement une rémission complète après la ménopause, tandis que chez l’homme, l’HS peut continuer à être active à un âge plus avancé [Revuz 2009].

Figure 1. Répartition des patients souffrant d’hidradénite suppurée selon l’âge et le sexe, lors de la première consultation [Revuz 2009].

 

Pronostic et évolution clinique de l’HS

Pour décrire le pronostic à long terme et l’évolution clinique de l’HS, 212 patients chez qui on a diagnostiqué une HS entre 1981 et 2001 ont été suivis pendant une médiane de 22 ans (fourchette 12-32). Une rémission de la maladie a été rapportée par 39,4 % des patients, et une amélioration par 31,5 % des patients. 20,5 % ont rapporté une sévérité inchangée, tandis que 8,7 % des patients ont présenté une aggravation de leur maladie [Kromann 2014].

Il est apparu que des facteurs de risque précédemment suspectés influencent les chances de rémission, étant donné qu’une majorité des patients rapportant une rémission ont également signalé qu’ils avaient cessé de fumer ou n’avaient jamais fumé (Figure 2). De même, l’absence d’obésité était significativement liée à un taux plus élevé de rémission rapportée par les patients (Figure 2) [Kromann 2014].

Souvent, la maladie est évaluée selon la stadification de Hurley. Dans une série de 302 patients français souffrant d’HS, 68,2 % présentaient le grade de Hurley le plus léger, 27,9 % un grade II et 3,9 % le grade de Hurley le plus élevé [Canoui-Poitrine 2009].

Dans une étude rétrospective de 846 patients néerlandais souffrant d’HS, 45,5 % des patients présentaient une maladie de stade I selon Hurley, 41,5 % un stade II et 13,0 % un stade III [Schrader 2014]. La majorité de la population d’étude était constituée de femmes, avec un rapport femmes/hommes de 2,6:1. Ce rapport est passé de 4,1:1 pour le stade Hurley I à 2,3:1 pour le stade Hurley II et à 1,2:1 pour le stade Hurley III, ce qui indique que les hommes sont plus susceptibles de souffrir d’une maladie sévère.

La durée de la maladie était plus longue en cas de maladie sévère, passant de 11,2 ans pour un stade Hurley I à 15,3 ans pour un stade Hurley II et 18,1 ans pour un stade Hurley III, avec un odds ratio (OR) significatif de 1,03 pour chaque année de maladie supplémentaire (P < 0,001). L’indice de masse corporelle (IMC) (27,6 pour un stade Hurley I, 28,5 pour un stade Hurley II et 28,9 pour un stade Hurley III) a été identifié comme un facteur de risque de sévérité, avec un OR de 1,03 par augmentation d’unité de l’IMC (P = 0,01).

Le tabagisme entraînait un OR significatif à travers les stades de Hurley. En cas de maladie sévère, il y avait plus de régions du corps affectées. Une correlation entre le stade Hurley et l’atteinte axillaire existe, passant de 54,8 % pour un stade Hurley I à 69,3 % pour un stade Hurley II et 81,8 % pour un stade Hurley III, avec un OR significatif de 2,24 (P < 0,001). Les femmes présentaient un début de la maladie plus précoce, davantage de lésions inguinales et mammaires, et étaient plus susceptibles d’avoir des antécédents familiaux d’HS. Les hommes présentaient plus fréquemment des lésions glutéales, périanales et atypiques, ainsi qu’un antécédent d’acné sévère [Schrader 2014].

Figure 2. Association entre le tabagisme actif, l’indice de masse corporelle et une hidradénite suppurée active [Kromann 2014].

Pathogenèse de l’HS

1. L’essentiel de la peau : anatomie et physiologie

La Figure 1 présente un aperçu concis de l’anatomie et de la physiologie de la peau [Weller 2008].

Figure 1. Schéma de la peau (incluant un follicule pileux) et structure et fonctions de la peau.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au contenu relatif aux couches, aux structures et aux fonctions de la peau [Murphy 2012 ; Norris 2012 ; Weller 2008].

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au contenu relatif à certaines des composantes essentielles des réponses du système immunitaire inné et acquis, liées à la peau [Murphy 2012 ; Norris 2012 ; van der Zee 2011 ; Weller 2008].

2. Le processus pathogénique

En 1854, Aristide Verneuil a décrit l’HS comme une maladie des glandes sudoripares apocrines ; toutefois, aujourd’hui, un consensus général indique que l’HS est une maladie qui prend naissance au départ des follicules pileux [Nazary 2011].

Un élément fondamental du développement de l’HS est l’occlusion folliculaire, par opposition à l’apocrinite [Revuz 2009], résultant le plus vraisemblablement d’une cause multifactorielle. Chez une personne génétiquement prédisposée, le phénotype de l’HS peut être la conséquence de facteurs déclenchants environnementaux, tels que le tabagisme et l’obésité [van der Zee 2012 ; Kelly 2014].

Le rôle de l’immunité atypique en cas d’HS est étayé par plusieurs études rapportant une augmentation de l’expression de la protéine TNF-α dans les lésions d’HS ainsi qu’une association potentielle avec d’autres maladies à médiation immune, y compris la maladie de Crohn et le pyoderma gangrenosum [Kelly 2014].

Les études évaluant la pathogenèse de l’HS pointent l’implication de la voie de l’IL-12/IL-23 et du TNF-α, ce qui étaye l’hypothèse selon laquelle l’HS est une maladie auto-immune ou inflammatoire [Schlapbach 2011].

En cas d’HS, on pense que des mécanismes immuns contribuent à l’occlusion folliculaire. Toutefois, le profil de cytokines exact n’a pas encore été totalement identifié [Kelly 2014 ; Kelly 2015].

On considère que les événements initiaux de la pathogenèse de l’HS sont un épaississement anormal de la couche externe de la peau (hyperkératinisation), entraînant l’obstruction et la dilatation du follicule pileux. La rupture du follicule qui s’ensuit provoque la libération de son contenu (kératine, cornéocytes, poil, produits de sébum et bactéries) dans les tissus avoisinants [Nazary 2011]. La structure lâche du tissu sous-cutané entourant le follicule pileux facilite la diffusion verticale et horizontale de son contenu dans le derme [Nazary 2011]. Par ailleurs, des cordons épithéliaux peuvent se développer au départ de l’épithélium folliculaire rompu, pour former les tractus sinusaux et les fistules qu’on observe dans les lésions secondaires (Figure 3) [Nazary 2011 ; van der Zee 2012].

Figure 3. Proposition de pathogenèse de l’hidradénite suppurée (adapté d’après van der Zee 2012).

En réponse à la rupture du follicule pileux, des neutrophiles (les premières cellules répondant à l’inflammation) infiltrent le derme avoisinant. Au fur et à mesure que la lésion mûrit, on assiste à un influx d’histiocytes et de cellules géantes multinucléées, responsable d’une inflammation accrue avec des modifications granulomateuses. La colonisation bactérienne dans le follicule pileux rompu entraîne le recrutement ultérieur de cellules immunitaires dans le derme alentour, ce qui provoque l’inflammation chronique, la formation d’abcès et les écoulements [Nazary 2011].

Les kératinocytes (le type de cellules qui prédomine dans l’épiderme) produisent des cytokines et des chémokines pro-inflammatoires (p. ex. TNF-α et interleukines), qui contribuent à leur tour à la réponse inflammatoire [Nazary 2011].

Histologie de l’HS

Bien que les causes exactes de l’HS ne soient pas claires, les recherches suggèrent que la base de l’HS réside dans des anomalies spécifiques au sein des follicules pileux (Figure 2) [Nazary 2011].

Les biopsies diagnostiques ne sont pas pratiquées en routine pour l’HS [Zouboulis 2015a].

Figure 2. Rupture d’un follicule pileux.

Les études histologiques suggèrent que l’HS est une maladie multifocale dans laquelle l’atrophie des glandes sébacées est suivie d’une inflammation lymphocytaire précoce et d’une hyperkératose de l’unité pilosébacée et, ultérieurement, d’une destruction du follicule pileux avec formation d’un granulome [Jemec 1996 ; Kamp 2011 ; Kurokawa 2002 ; von Laffert 2010 ; Yu 1990].

L’obstruction des follicules pileux par de la kératine, avec ou sans inflammation, a été identifiée comme une caractéristique précoce de l’HS, sur la base d’examens histologiques d’échantillons de peau [Yu 1990].

L’obstruction folliculaire, les kystes folliculaires, la diminution du volume des glandes sébacées, l’hyperplasie psoriasiforme, des abcès neutrophiliques et des tractus sinusaux recouverts d’un épithélium stratifié ont été identifiés dans des lésions d’HS établies [von Laffert 2011]. En cas d’HS chronique sévère, on a observé la formation de granulomes, de « pseudofollicules » contenant des cellules B et des plasmocytes, d’abcès et de sinus, entourés d’un infiltrat inflammatoire chronique, incluant des histiocytes et des cellules géantes. Une fibrose étendue se développe souvent suite à cette inflammation [von Laffert 2011 ; Zouboulis 2015a].

Des preuves étayent un effet apocrine à cette inflammation, étant donné que l’HS est spécifiquement identifiée dans les zones cutanées porteuses de glandes apocrines, même si l’origine de l’inflammation ne se situe pas au niveau de ces glandes [Emelianov 2012].

Des études de l’immunité acquise et innée chez des patients souffrant d’HS ont suggéré que les réponses immunes dysfonctionnelles au niveau de la peau constituent un facteur majeur [Collier 2013]. Les cytokines pro-inflammatoires que sont l’interleukine (IL)-1β, l’IL-10 et le facteur de nécrose tumorale (TNF)-α sont significativement élevées dans les lésions d’HS et la peau intacte [van der Zee 2011].

Références

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